Les signes d’un manque de zinc peuvent toucher l’immunité, la peau, les cheveux, la digestion, l’appétit ou encore la croissance. Pourtant, ces manifestations restent souvent non spécifiques et ne suffisent pas à confirmer une carence. Ce guide présente les 10 principaux signes de carence en zinc, les personnes davantage exposées, les limites des analyses et les mesures prudentes à envisager. Il aide aussi à distinguer un apport insuffisant d’autres problèmes de santé, sans remplacer un diagnostic médical. Article révisé en 2026 ; contenu à faire valider par un médecin ou un diététicien selon votre situation.
Qu’est-ce qu’un manque de zinc ?
Le zinc est un oligo-élément indispensable au fonctionnement de nombreuses enzymes. Il participe à la synthèse des protéines et de l’ADN, au renouvellement des cellules, à la cicatrisation et au maintien de la barrière cutanée. Il intervient également dans l’immunité, la perception du goût et de l’odorat, la fertilité ainsi que certains processus neurologiques.
Une carence en zinc peut donc affecter plusieurs systèmes à la fois, surtout lorsqu’elle est importante ou prolongée. Chez l’enfant, un apport insuffisant peut compromettre la croissance et le développement. Chez l’adulte, les manifestations peuvent être plus discrètes : infections répétées, perte d’appétit, lésions cutanées ou cicatrisation plus lente.
Il faut cependant distinguer trois notions. Un apport alimentaire insuffisant ne signifie pas automatiquement que les réserves sont épuisées ; un taux sanguin bas peut être influencé par une inflammation ou une maladie ; et une véritable carence fonctionnelle peut exister alors qu’un dosage ponctuel semble normal. L’interprétation repose donc sur l’ensemble du contexte.
Les symptômes isolés ne permettent pas de diagnostiquer une carence en zinc. La fatigue, la chute de cheveux, la diarrhée ou le brouillard mental ont de nombreuses causes, notamment un manque de fer ou de vitamine B12, un trouble thyroïdien, une maladie digestive, un stress important ou un effet médicamenteux.
Quels sont les 10 signes d’un manque de zinc ?
La liste suivante doit être lue comme un ensemble de signaux possibles, et non comme un test d’auto-diagnostic. Un signe léger et temporaire est rarement suffisant pour évoquer une carence. En revanche, plusieurs manifestations persistantes, associées à une alimentation à risque ou à une maladie digestive, justifient une discussion avec un professionnel de santé.
1. Infections fréquentes ou défenses immunitaires affaiblies
Le zinc contribue au développement et à l’activité de plusieurs cellules immunitaires ainsi qu’au contrôle de l’inflammation. Une carence importante peut donc être associée à une réponse immunitaire moins efficace, avec des infections plus fréquentes ou une récupération plus difficile. Des rhumes répétés restent toutefois très courants chez les enfants, les personnes exposées au public ou celles qui manquent de sommeil.
La répétition d’infections peut aussi s’expliquer par une allergie respiratoire, le tabagisme, une maladie chronique, un traitement immunosuppresseur ou une exposition virale élevée. La prise de zinc sans rechercher ces facteurs n’est pas une solution générale. Des infections sévères, inhabituelles ou accompagnées de fièvre persistante nécessitent un avis médical.
2. Chute ou amincissement des cheveux
Le follicule pileux se renouvelle rapidement et dépend d’un apport suffisant en protéines, en fer, en zinc et en plusieurs vitamines. Une carence nutritionnelle importante peut perturber le cycle de croissance et contribuer à une chute diffuse ou à un amincissement. Le lien observé entre zinc et chute de cheveux ne prouve cependant pas que le zinc soit la cause dans chaque cas.
Une chute récente peut suivre une infection, un accouchement, une perte de poids, une opération ou une période de stress. Une carence en fer, une maladie thyroïdienne, une alopécie androgénétique ou une affection du cuir chevelu sont également possibles. Un examen médical et, selon le contexte, un bilan biologique sont plus utiles qu’un complément pris au hasard.
3. Éruptions cutanées, acné ou eczéma
Le zinc participe au renouvellement de l’épiderme, à la réparation de la barrière cutanée et à la régulation de certaines réactions inflammatoires. Dans les carences importantes, des lésions autour des orifices, une dermatite, une sécheresse marquée ou une éruption persistante peuvent être observées. Ces formes sévères sont rares dans les pays où l’alimentation est variée.
L’acné et l’eczéma ont des mécanismes complexes qui ne se résument pas au niveau de zinc. Une infection cutanée, une allergie de contact, une dermatite atopique ou un déséquilibre hormonal peuvent produire des signes similaires. Une éruption étendue, douloureuse, infectée ou apparue après un nouveau médicament doit être évaluée rapidement.
4. Cicatrisation lente
La cicatrisation exige une multiplication cellulaire, la production de protéines et de collagène, ainsi qu’une réponse immunitaire adaptée. Le zinc intervient dans plusieurs de ces étapes. Une carence significative peut donc être associée à des plaies qui se ferment lentement ou à une réparation cutanée moins efficace, particulièrement si l’alimentation manque aussi de protéines.
Le diabète, une mauvaise circulation, le tabagisme, une infection locale, une pression répétée sur la plaie ou l’usage de corticoïdes sont des causes fréquentes de retard de cicatrisation. Une plaie qui devient rouge, chaude, gonflée, très douloureuse ou qui produit du pus nécessite un avis médical. Il en va de même pour une plaie qui ne s’améliore pas.
5. Diarrhée ou changements digestifs
La diarrhée peut favoriser des pertes de zinc et réduire les apports ou l’absorption. À l’inverse, une carence peut perturber certaines fonctions intestinales, ce qui crée parfois un cercle entre troubles digestifs et statut nutritionnel insuffisant. Cette relation est particulièrement étudiée chez l’enfant dans les régions où la dénutrition et les infections intestinales sont fréquentes.
Chez l’adulte, une diarrhée prolongée évoque d’abord de nombreuses autres causes : infection, syndrome de l’intestin irritable, maladie cœliaque, maladie inflammatoire intestinale, intolérance ou effet secondaire médicamenteux. Une diarrhée durant plusieurs jours avec déshydratation, sang dans les selles, fièvre, douleur importante ou perte de poids doit être prise en charge.
6. Diminution du goût ou de l’odorat
Le zinc contribue au fonctionnement normal des cellules impliquées dans la perception gustative et olfactive. Une hypogueusie, une dysgueusie ou une diminution de l’odorat peuvent être rapportées en cas de carence, mais ces manifestations ne sont pas spécifiques. Une infection virale, une congestion nasale, le vieillissement, le tabac, certains médicaments ou un problème dentaire sont des explications fréquentes.
La perte brutale de l’odorat ou du goût mérite une évaluation selon les symptômes associés. Elle ne doit pas être interprétée comme une preuve de manque de zinc, et l’automédication peut retarder la recherche de la véritable cause. Un professionnel pourra examiner le nez, la bouche, les médicaments et les apports alimentaires.
7. Brouillard mental ou changements d’humeur
Le zinc est présent dans le cerveau et participe à la communication entre les neurones, à la plasticité cérébrale et à certaines défenses antioxydantes. Des associations entre statut en zinc et fonctions cognitives ou humeur ont été observées, mais les résultats sont variables. Les données ne permettent pas d’attribuer automatiquement l’irritabilité, les difficultés de concentration ou les troubles de mémoire à une carence.
Le manque de sommeil, l’anxiété, la dépression, une anémie, un trouble thyroïdien, une infection ou certains traitements peuvent provoquer un brouillard mental. Une confusion aiguë, une faiblesse d’un côté du corps, des difficultés soudaines à parler ou un mal de tête inhabituel constituent des urgences et ne doivent pas être gérés avec un complément alimentaire.
8. Perte d’appétit ou perte de poids involontaire
Le zinc intervient dans la perception des saveurs et peut influencer l’appétit. Une carence importante peut ainsi s’accompagner d’un intérêt moindre pour les aliments ou d’une modification du goût. La perte d’appétit peut toutefois découler d’une infection, d’un trouble digestif, d’une douleur, d’un état dépressif, d’un cancer, d’un médicament ou d’une difficulté sociale à s’alimenter.
Une perte de poids involontaire, surtout si elle se poursuit ou s’accompagne de diarrhée, de sueurs nocturnes, de douleurs, de vomissements ou d’une grande fatigue, mérite un bilan médical. Chez la personne âgée, une diminution de l’appétit peut rapidement entraîner une dénutrition. Le zinc ne doit pas être utilisé pour masquer ce signal.
9. Troubles de la vision ou vision nocturne diminuée
Le zinc participe à plusieurs mécanismes de la santé oculaire et intervient dans le métabolisme de la vitamine A. Des troubles visuels ont été décrits dans des déficits nutritionnels sévères, mais les problèmes de vision ne constituent pas un signe habituel et isolé d’un faible taux de zinc. La cécité nocturne évoque notamment une carence en vitamine A.
Une vision floue, une perte de vision, des éclairs lumineux, une douleur oculaire ou une baisse soudaine de la vue demandent une consultation urgente. La myopie, la cataracte, le glaucome, le diabète, une atteinte rétinienne ou un problème neurologique sont beaucoup plus importants à exclure qu’une carence présumée.
10. Croissance lente ou retard du développement chez l’enfant
Le zinc est nécessaire à la division cellulaire, à la synthèse des protéines et à la croissance. Chez l’enfant, un apport insuffisant prolongé peut être associé à une taille ou un poids qui progressent moins vite, à un appétit réduit ou à des infections répétées. Ces signes doivent être interprétés sur les courbes de croissance, et non à partir d’une comparaison avec d’autres enfants.
Chez le nourrisson, l’enfant et l’adolescent, un ralentissement staturo-pondéral peut aussi refléter une maladie cœliaque, une affection hormonale, une maladie chronique, une difficulté alimentaire ou un apport énergétique global insuffisant. Un retard du développement, une régression des acquisitions ou une cassure de courbe justifient une évaluation pédiatrique sans attendre.
Autres manifestations et personnes plus exposées
Une carence marquée peut parfois être associée à des ongles fragiles, une inflammation de la bouche, une langue douloureuse, une altération de la peau ou des troubles de la fonction reproductive. Chez l’homme comme chez la femme, les données sur la fertilité sont complexes et ne permettent pas de conclure qu’un complément de zinc améliore systématiquement les chances de conception.
Le risque augmente lorsque les apports alimentaires sont faibles ou lorsque les besoins sont plus élevés. Les personnes enceintes ou allaitantes, les enfants et les adolescents en croissance, ainsi que certaines personnes âgées ayant peu d’appétit peuvent nécessiter une attention particulière. Les régimes végétariens et végétaliens peuvent couvrir les besoins, mais demandent une alimentation diversifiée et une bonne prise en compte de la biodisponibilité.
Les maladies cœliaques, les maladies inflammatoires intestinales, la diarrhée chronique, certaines chirurgies digestives et d’autres troubles de malabsorption peuvent réduire le statut en zinc. L’alcoolodépendance et plusieurs maladies chroniques peuvent également modifier les apports, l’utilisation ou les pertes. Certains traitements, notamment des antibiotiques spécifiques ou des médicaments qui affectent le tube digestif, peuvent interagir avec des compléments.
Pourquoi le taux de zinc peut-il être bas ?
La cause la plus simple est un apport insuffisant en aliments riches en zinc, souvent associé à une alimentation monotone ou à une dénutrition. Les besoins peuvent aussi augmenter pendant certaines périodes de croissance, la grossesse ou la récupération d’une maladie. Un régime végétal n’est pas en soi une cause de carence, mais les phytates des légumineuses et des céréales complètes peuvent limiter l’absorption du zinc.
Le trempage, la germination, la fermentation et une cuisson adaptée peuvent réduire une partie des phytates. Les légumineuses, les graines, les noix et les céréales complètes restent des aliments nutritifs ; il n’est pas recommandé de les supprimer par crainte de diminuer l’absorption. L’équilibre général du régime et la variété comptent davantage qu’un aliment pris isolément.
Le fer et le calcium peuvent parfois concurrencer le zinc lorsqu’ils sont consommés à fortes doses sous forme de compléments, en particulier au même moment. L’effet dépend de la quantité, de la forme chimique et de l’alimentation globale. Une supplémentation combinée doit donc être vérifiée avec un professionnel, surtout en cas de traitement ou de maladie chronique.
Enfin, l’inflammation, une infection ou une maladie aiguë peuvent modifier la distribution du zinc entre le sang et les tissus. Un faible dosage sanguin ne reflète alors pas forcément une simple insuffisance alimentaire. C’est pourquoi le même résultat peut avoir une signification différente chez une personne en bonne santé et chez une personne hospitalisée ou inflammatoire.
Comment diagnostique-t-on une carence en zinc ?
Le dosage du zinc plasmatique ou sérique est l’examen le plus couramment utilisé, mais il possède des limites. Les valeurs de référence varient selon le laboratoire, l’heure du prélèvement, le repas récent, le sexe, l’âge et les méthodes analytiques. Une inflammation, une infection, une grossesse ou une hypoalbuminémie peuvent modifier le résultat.
Un taux bas peut soutenir l’hypothèse d’un déficit, sans en déterminer la cause ni la gravité à lui seul. À l’inverse, un résultat dans la norme n’exclut pas nécessairement un problème chez une personne à risque ou présentant des signes compatibles. Le médecin peut examiner l’alimentation, le poids, les antécédents digestifs, les médicaments et d’autres analyses comme la numération sanguine, le fer ou la vitamine B12.
Les tests à domicile disponibles sur internet sont variables : certains utilisent une goutte de sang, d’autres un échantillon envoyé au laboratoire ou un test gustatif. Leur fiabilité, leurs conditions de prélèvement et leurs intervalles de référence ne sont pas toujours comparables à ceux d’un laboratoire médical. Un résultat anormal ou surprenant doit être discuté, plutôt que suivi par une automédication.
Un professionnel peut aussi rechercher une maladie digestive, une dénutrition, une inflammation ou une autre carence. Dans certains cas, l’évaluation clinique répétée est plus informative qu’une mesure unique. La décision de supplémenter dépend de la probabilité de déficit, des apports, des risques d’interaction et des résultats disponibles.
Quand consulter pour des signes de manque de zinc ?
Un avis médical est pertinent lorsque plusieurs signes persistent, s’aggravent ou restent inexpliqués : infections répétées, chute de cheveux importante, lésions cutanées, diarrhée, perte d’appétit ou cicatrisation lente. Il est utile de noter la date de début, la fréquence, les changements alimentaires, les maladies récentes et les traitements ou compléments utilisés.
La consultation ne doit pas être retardée en cas de perte de poids involontaire, de diarrhée prolongée, de déshydratation, de plaie infectée, de troubles visuels, de confusion ou de retard de croissance. Chez l’enfant, les courbes de poids et de taille fournissent des informations essentielles. Chez la personne âgée, une baisse alimentaire progressive peut nécessiter une prise en charge nutritionnelle globale.
Avant le rendez-vous, il peut être utile de préparer une liste des aliments consommés sur quelques jours, les doses de compléments, les médicaments, les antécédents digestifs et les résultats d’analyses antérieures. Cette préparation aide à éviter de réduire une situation complexe à un seul symptôme ou à un seul taux de zinc.
Aliments riches en zinc et compléments : les points essentiels
Les huîtres et certains fruits de mer figurent parmi les sources les plus concentrées. La viande, la volaille, le poisson, les œufs et les produits laitiers apportent également du zinc, avec une biodisponibilité généralement favorable. Les légumineuses, graines de courge, noix et céréales complètes peuvent contribuer aux apports végétaux, malgré l’effet partiel des phytates.
Une alimentation diversifiée est généralement la première approche lorsqu’aucune carence confirmée ou situation médicale particulière n’est identifiée. Les besoins nutritionnels varient selon l’âge, le sexe, la grossesse, le régime et l’état de santé. Les recommandations officielles françaises et européennes ne sont pas toujours exprimées de la même façon ; l’étiquette d’un complément ne doit pas être interprétée sans tenir compte des apports alimentaires.
Les compléments existent sous différentes formes, notamment gluconate, citrate, picolinate ou sulfate de zinc. Les différences d’absorption sont parfois mises en avant, mais leur importance clinique dépend du produit et de la situation. Il n’est pas prudent de proposer une dose ou une durée universelle : l’indication, les médicaments et les analyses doivent guider la décision.
Des doses élevées ou prolongées peuvent provoquer des nausées, des douleurs abdominales, des vomissements ou une diarrhée. Un excès chronique peut perturber l’absorption du cuivre et favoriser une carence en cuivre, parfois accompagnée d’anémie ou d’atteintes neurologiques. Les compléments de zinc doivent être séparés de certains antibiotiques et peuvent interagir avec le fer, le calcium ou d’autres médicaments.
Pour mieux comprendre les associations de minéraux et les moments de prise, un guide des compléments multivitaminés et de leur sécurité peut compléter l’information générale. Il ne remplace pas la vérification de la composition exacte d’un produit ni l’avis d’un pharmacien en cas de traitement régulier.
Les personnes suivant un régime végétal peuvent répartir les sources de zinc sur la journée et employer des techniques culinaires comme le trempage ou la fermentation. Il n’est pas nécessaire de suivre un protocole restrictif. Une augmentation rapide des fibres peut toutefois accentuer les ballonnements ou la diarrhée chez certaines personnes ; les changements alimentaires gagnent à rester progressifs.
Comment distinguer un manque de zinc d’autres problèmes ?
La fatigue et la chute de cheveux orientent souvent vers un manque de fer, mais peuvent également apparaître avec un trouble thyroïdien, une maladie chronique ou un stress physiologique. Les fourmillements et troubles de mémoire font davantage rechercher une carence en vitamine B12, tandis que les douleurs osseuses ou la faiblesse musculaire peuvent conduire à évaluer la vitamine D. Ces repères ne remplacent pas un bilan.
La diarrhée, la perte de poids et les lésions cutanées peuvent révéler une maladie digestive ou une intolérance. Les infections répétées peuvent être liées à l’environnement, au sommeil, au tabac ou à un traitement. Enfin, le brouillard mental, l’irritabilité et la fatigue peuvent s’inscrire dans un manque de sommeil, une anxiété, une dépression ou un effet indésirable médicamenteux.
- Signes compatibles avec un zinc insuffisant : troubles du goût, cicatrisation lente, éruptions cutanées, appétit réduit ou croissance ralentie, surtout lorsqu’ils sont associés.
- Signes compatibles avec d’autres déficits : pâleur et essoufflement avec une anémie, fourmillements avec une carence en B12, faiblesse osseuse avec une atteinte de la vitamine D.
- Signes nécessitant une approche globale : perte de poids, diarrhée durable, infections sévères, fatigue persistante ou troubles neurologiques.
La combinaison de plusieurs symptômes augmente l’intérêt d’une évaluation, mais ne confirme aucune cause particulière. Une démarche raisonnable consiste à examiner l’alimentation, le contexte médical et les médicaments, puis à utiliser les analyses appropriées. La recherche d’un seul biomarqueur peut donner une fausse impression de certitude.
À retenir sur les signes d’un manque de zinc
- Les 10 signes possibles incluent infections répétées, chute de cheveux, problèmes cutanés, cicatrisation lente et troubles digestifs.
- Une perte du goût ou de l’odorat peut être associée au zinc, mais elle a de nombreuses autres causes.
- Les symptômes seuls ne permettent pas de confirmer une carence en zinc.
- Les maladies digestives, la dénutrition et certains régimes augmentent le risque d’apport insuffisant ou de malabsorption.
- Le dosage sanguin du zinc possède des limites et doit être interprété avec le contexte clinique.
- Les enfants présentant une croissance ralentie doivent être évalués sur leurs courbes et leur développement global.
- Les compléments à forte dose peuvent provoquer des effets indésirables et perturber le cuivre.
- Une alimentation variée reste la base, tandis qu’une supplémentation doit être individualisée.
Questions fréquentes sur les signes d’un manque de zinc
Quelle maladie est causée par un manque de zinc ?
La carence sévère en zinc peut provoquer une dermatite, une diarrhée, une altération de l’immunité et un ralentissement de la croissance. Elle peut aussi s’inscrire dans une maladie héréditaire rare appelée acrodermatite entéropathique. Dans la plupart des cas, les symptômes sont moins spécifiques et résultent plutôt d’un apport insuffisant, d’une malabsorption ou d’une maladie chronique.
Combien de temps faut-il pour corriger une carence en zinc ?
Le délai dépend de la cause, de la gravité, des apports, de l’absorption et de la correction d’une éventuelle maladie sous-jacente. Certains symptômes peuvent évoluer rapidement, tandis que la croissance, la peau ou les cheveux demandent davantage de temps. Il n’existe pas de durée universelle, et une amélioration ressentie ne confirme pas à elle seule la correction du déficit.
Un faible taux de zinc peut-il entraîner une prise de poids ?
Une relation directe entre zinc bas et prise de poids n’est pas établie. Un manque peut modifier l’appétit ou le goût, mais le poids dépend de nombreux facteurs : apports énergétiques, activité, sommeil, hormones, médicaments et santé mentale. Une prise de poids inexpliquée mérite une évaluation globale plutôt qu’une supplémentation automatique en zinc.
Comment vérifier son taux de zinc à la maison ?
Des tests à domicile existent, mais leur qualité et leur interprétation varient. Un prélèvement envoyé à un laboratoire peut être plus informatif qu’un test gustatif, sans supprimer les limites du dosage. En cas de résultat anormal, de symptômes persistants ou de maladie chronique, il est préférable de demander l’avis d’un professionnel avant toute prise de zinc.
Un manque de zinc peut-il provoquer des symptômes neurologiques ?
Le zinc participe au fonctionnement cérébral, et des troubles de l’humeur ou de la concentration ont été associés à un statut insuffisant dans certaines études. Les preuves restent toutefois variables et ne démontrent pas une cause unique. Une confusion, une faiblesse soudaine, des troubles de la parole ou une perte de sensibilité nécessitent une prise en charge urgente.
Qu’est-ce qui bloque l’absorption du zinc ?
Les phytates présents dans certaines légumineuses et céréales peuvent réduire l’absorption, surtout lorsque l’alimentation est peu variée. De fortes doses de fer ou de calcium sous forme de complément peuvent aussi interagir selon le contexte. Le trempage, la germination et la fermentation diminuent une partie des phytates, sans qu’il soit nécessaire d’exclure les aliments concernés.
Le manque de zinc peut-il provoquer une chute de cheveux ou de l’acné ?
Une carence importante peut contribuer à une chute diffuse ou à certaines atteintes cutanées, mais elle n’explique pas automatiquement l’acné ou la perte de cheveux. Le fer, la thyroïde, les hormones, le stress et les maladies du cuir chevelu sont également à considérer. Un examen médical est préférable à un complément pris sans indication.
Le zinc peut-il expliquer des rhumes fréquents ou une cicatrisation lente ?
Un déficit significatif peut être associé à une immunité moins efficace et à une réparation tissulaire plus lente. Ces signes restent néanmoins fréquents dans d’autres situations, comme le tabagisme, le diabète, le manque de sommeil ou une mauvaise circulation. Leur persistance, leur intensité et les facteurs de risque déterminent l’intérêt d’un bilan.
Peut-on avoir des symptômes malgré un dosage sanguin normal ?
Oui, un dosage normal n’exclut pas toujours un déficit fonctionnel ou un problème non lié au zinc. Le résultat varie avec l’inflammation, l’heure du prélèvement, l’albumine et la méthode du laboratoire. Les symptômes, l’alimentation, les antécédents et d’autres analyses doivent être pris en compte avant de conclure.
Quels sont les effets secondaires d’un complément de zinc ?
Les effets indésirables les plus courants sont les nausées, les douleurs abdominales, les vomissements et la diarrhée. Des apports élevés et prolongés peuvent perturber le cuivre et interagir avec certains antibiotiques ou minéraux. La forme, la quantité et la durée doivent être discutées avec un médecin ou un pharmacien, particulièrement pendant la grossesse ou en cas de traitement.
Conclusion
Les principaux signes d’un manque de zinc comprennent des infections répétées, une chute de cheveux, des problèmes de peau, une cicatrisation lente, des troubles digestifs, une modification du goût, une baisse d’appétit et, chez l’enfant, une croissance ralentie. Ces manifestations sont toutefois communes à de nombreuses situations. Leur association peut justifier une évaluation, mais aucun symptôme ne suffit à poser un diagnostic.
La meilleure approche consiste à rechercher la cause : apports alimentaires, malabsorption, inflammation, maladie chronique ou interaction médicamenteuse. Une alimentation variée constitue la base ; un complément peut parfois être envisagé lorsqu’une indication est établie, sans remplacer les habitudes alimentaires ni les soins médicaux. Le dosage sanguin et l’avis d’un professionnel permettent d’adapter la décision et de limiter les risques d’excès ou de déséquilibre en cuivre.
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