Les compléments pour la croissance des ongles attirent l’attention dès que les ongles se cassent, se dédoublent ou semblent pousser lentement. Pourtant, ils n’accélèrent pas forcément la pousse chez une personne bien nourrie. Cet article examine les données disponibles sur la biotine, le fer, le zinc, les protéines, la vitamine C et le collagène, ainsi que les délais réalistes, les effets indésirables et les critères de choix. Il explique aussi pourquoi l’aspect des ongles ne suffit pas à identifier une carence et quand un avis médical devient préférable.
Les compléments alimentaires pour la croissance des ongles sont-ils vraiment efficaces ?
La réponse courte est nuancée : un complément peut être utile lorsqu’il corrige un apport insuffisant ou une carence confirmée, mais les preuves sont beaucoup plus limitées chez les personnes dont l’alimentation couvre déjà les besoins. La plupart des produits ne transforment pas une croissance normale en pousse rapide et ne peuvent pas réparer instantanément une plaque unguéale déjà formée.
Les études sur les ongles portent souvent sur de petits groupes, des durées courtes ou des critères subjectifs comme la casse et l’apparence. Certaines suggèrent une amélioration de la résistance avec la biotine chez des personnes ayant des ongles cassants, tandis que les données sur le collagène sont encore préliminaires. Une association observée entre un nutriment et des ongles fragiles ne prouve pas que ce nutriment soit la cause du problème.
Les résultats varient selon l’alimentation, l’âge, les hormones, la grossesse, certaines maladies, l’absorption intestinale, les médicaments et les habitudes de manucure. L’exposition répétée à l’eau, aux détergents, aux solvants ou aux traumatismes peut suffire à fragiliser les ongles malgré une alimentation équilibrée. Le niveau de preuve est donc généralement limité à modéré et dépend fortement de la situation individuelle.
Comment poussent les ongles : matrice, kératine et vitesse de croissance
La matrice unguéale, située sous la peau à la base de l’ongle, produit progressivement les cellules qui forment la plaque unguéale. Ces cellules se remplissent de kératine, une protéine résistante également présente dans les cheveux et la peau, puis avancent vers l’extrémité du doigt. Une atteinte de la matrice peut donc modifier l’ongle plusieurs semaines ou plusieurs mois après le facteur déclenchant.
Les ongles des mains poussent en moyenne d’environ trois millimètres par mois, avec d’importantes variations individuelles. Ceux des pieds poussent habituellement plus lentement, souvent autour d’un millimètre par mois. La circulation sanguine, la température, l’âge, les traumatismes, l’état de santé général et la saison peuvent influencer cette vitesse. Ces chiffres sont des repères, non une promesse de résultat.
Un complément ne peut pas remplacer le fonctionnement naturel de la matrice ni faire disparaître en quelques jours une zone abîmée. Même lorsqu’un apport nutritionnel améliore la qualité de la nouvelle pousse, il faut attendre que cette partie progresse jusqu’à l’extrémité. La solidité peut parfois être perçue avant la repousse complète, mais plusieurs mois sont souvent nécessaires pour juger correctement l’évolution.
Nutriments essentiels à la santé des ongles : niveau de preuve et précautions
Les ongles ont besoin d’énergie, de protéines, de vitamines et de minéraux, mais cela ne signifie pas qu’une dose élevée de chacun améliore leur croissance. Le tableau suivant résume les rôles biologiques et les limites des données. Les apports de référence varient selon l’âge, le sexe, la grossesse, l’allaitement et les autorités sanitaires.
- Biotine, ou vitamine B7 : elle participe au métabolisme énergétique et à la production de kératine. Elle peut avoir un intérêt chez certaines personnes présentant des ongles cassants, mais les preuves restent limitées en l’absence de déficit.
- Fer : il intervient dans le transport de l’oxygène. Une carence peut être associée à des ongles concaves ou « en cuillère », mais une observation visuelle ne suffit pas à la confirmer.
- Zinc : il contribue à la division cellulaire, à la synthèse des protéines et au fonctionnement immunitaire. Un manque peut affecter plusieurs tissus, tandis qu’un excès prolongé peut perturber l’équilibre du cuivre.
- Protéines : elles fournissent les acides aminés nécessaires à la kératine. Un apport alimentaire insuffisant ou une malabsorption peut compromettre la qualité des tissus, sans que l’ongle permette d’en identifier seul la cause.
- Vitamine C : elle participe à la formation du collagène et améliore l’absorption du fer non héminique. Son intérêt pour les ongles est surtout indirect lorsque l’apport alimentaire est faible.
- Vitamine B12 et folates : ils sont indispensables à la formation des cellules et du sang. Les données spécifiques aux ongles sont variables et un changement unguéal ne permet pas de conclure à leur insuffisance.
- Magnésium : il joue de nombreux rôles métaboliques, mais les preuves solides d’une accélération directe de la pousse des ongles manquent.
Les sources alimentaires comprennent notamment les œufs cuits, les légumineuses, les fruits à coque, les céréales complètes, la viande, le poisson, les produits laitiers, les légumes verts et les fruits. La biotine est largement distribuée dans l’alimentation, et une carence franche est considérée comme peu fréquente. Les besoins peuvent toutefois devenir plus difficiles à couvrir en cas de régime très restrictif, de malabsorption ou de maladie chronique.
Biotine pour la croissance des ongles : ce que l’on sait réellement
La biotine intervient dans plusieurs réactions enzymatiques du métabolisme des glucides, des lipides et des acides aminés. Comme la kératine est une protéine structurelle majeure de l’ongle, il est biologiquement plausible qu’un apport insuffisant nuise à la qualité des tissus. Cette plausibilité ne suffit cependant pas à démontrer qu’une forte dose augmente la vitesse de pousse chez une personne sans carence.
De petites études ont rapporté des ongles plus épais ou moins cassants après plusieurs mois de supplémentation, surtout chez des participants présentant une fragilité unguéale. Leur taille réduite, l’absence fréquente de groupe témoin et la diversité des doses limitent l’interprétation. La biotine peut donc être envisagée dans certains contextes, mais elle ne constitue pas une solution universelle pour les ongles mous ou dédoublés.
Les apports adéquats pour un adulte sont d’environ 30 à 40 microgrammes par jour selon les références utilisées. Les produits destinés aux cheveux et aux ongles contiennent parfois des quantités très supérieures, sans preuve claire qu’une dose plus élevée soit plus efficace. Aucun seuil maximal général n’est établi de manière uniforme, ce qui ne signifie pas que les fortes doses soient dépourvues de risques.
Le principal problème de la biotine à forte dose est son interférence avec certains examens de laboratoire. Elle peut fausser des dosages thyroïdiens et certains marqueurs cardiaques, avec un résultat qui paraît anormalement élevé ou bas. Avant une prise de sang, il faut signaler tout complément contenant de la biotine au médecin et au laboratoire, qui détermineront s’il convient de le suspendre temporairement.
Une carence peut être favorisée par certaines maladies, une alimentation très insuffisante ou des situations médicales particulières, mais elle reste difficile à identifier à partir des ongles seuls. Des symptômes généraux comme une éruption, une fatigue ou des troubles digestifs ont de nombreuses causes possibles. L’autosupplémentation à forte dose n’est donc pas un moyen fiable de confirmer ou de corriger une carence supposée.
Fer, zinc, vitamines B, magnésium et protéines : quand peuvent-ils aider ?
Des ongles en cuillère peuvent être associés à une carence en fer, mais cette apparence peut aussi avoir d’autres explications. Un bilan médical peut inclure, selon le contexte, une numération sanguine et des marqueurs du statut en fer. Prendre du fer sans indication peut entraîner des troubles digestifs, une surcharge chez certaines personnes et des interactions avec des traitements ou d’autres minéraux.
Le zinc est nécessaire au renouvellement cellulaire et à la synthèse des protéines. Un déficit peut être favorisé par une alimentation très limitée, une maladie digestive ou certains traitements, mais des ongles fragiles ne suffisent pas à le démontrer. Les excès prolongés peuvent provoquer des nausées et réduire l’absorption du cuivre ; un avis professionnel est donc préférable avant une supplémentation régulière.
La vitamine B12 et les folates participent à la formation des cellules sanguines et au renouvellement des tissus. Une insuffisance peut être liée à une alimentation végétalienne mal planifiée, à une malabsorption ou à certains médicaments, mais l’aspect de l’ongle reste un indicateur non spécifique. Le magnésium, quant à lui, est important pour le métabolisme, sans preuve solide qu’il accélère directement la croissance unguéale.
Les protéines alimentaires sont souvent plus importantes que l’ajout d’un produit spécialisé. Une alimentation variée peut associer légumineuses, œufs, produits laitiers, poisson, viande, tofu, céréales et fruits à coque selon les préférences. En cas de perte de poids involontaire, de difficultés à manger, de maladie digestive ou de régime restrictif, un médecin ou un diététicien peut aider à évaluer les apports et l’absorption.
Le fer, le zinc et la vitamine B12 peuvent interagir avec certains médicaments ou se concurrencer au niveau de l’absorption. Les antibiotiques de la famille des tétracyclines et des quinolones, par exemple, peuvent être moins bien absorbés en présence de certains minéraux. Les traitements thyroïdiens nécessitent également des précautions avec plusieurs compléments. L’étiquette et l’ensemble des prises doivent être examinés, pas seulement un ingrédient isolé.
Vitamine C et collagène : un intérêt pour des ongles plus résistants ?
La vitamine C est indispensable à la fabrication normale du collagène, une protéine présente dans les tissus conjonctifs autour de l’ongle. Elle facilite aussi l’absorption du fer d’origine végétale lorsqu’elle accompagne le repas. Cela justifie une alimentation contenant des fruits et légumes, mais ne prouve pas qu’un comprimé de vitamine C fasse pousser les ongles plus vite chez une personne correctement nourrie.
Le collagène oral est digéré en peptides et en acides aminés ; il ne se transforme pas directement en collagène dans l’ongle. Quelques études de petite taille ont observé des améliorations de la qualité ou de la casse avec certains peptides de collagène, mais les résultats restent préliminaires et les produits étudiés ne sont pas interchangeables. Les données ne permettent pas d’affirmer une réparation garantie ou une pousse accélérée.
Le collagène, la kératine et les protéines alimentaires ne sont donc pas trois noms pour la même substance. La kératine forme une grande partie de la plaque unguéale, tandis que le collagène appartient surtout aux tissus de soutien. Un complément de collagène peut être discuté par une personne qui souhaite essayer cette option, à condition de garder des attentes modestes et de vérifier la composition, les allergènes et les interactions éventuelles.
Alimentation ou compléments : quelle approche privilégier ?
L’approche alimentaire est généralement prioritaire, car elle apporte simultanément protéines, fibres, vitamines, minéraux et énergie. Un modèle simple consiste à inclure régulièrement une source de protéines, des légumes ou fruits variés, une source de céréales ou de féculents et, selon les besoins, des légumineuses, des produits laitiers, des œufs, du poisson ou des alternatives enrichies.
Les œufs cuits, les amandes, les noix, les légumineuses et certains aliments complets apportent de la biotine. Le fer se trouve dans la viande et les fruits de mer, mais aussi dans les lentilles et autres légumineuses. Le zinc est présent dans les fruits de mer, la viande, les produits laitiers et les graines. La vitamine B12 provient principalement des aliments animaux ou des produits enrichis.
Les légumes verts et les légumineuses fournissent des folates, tandis que les agrumes, les kiwis, les poivrons et de nombreux légumes apportent de la vitamine C. Ces exemples ne constituent pas un menu thérapeutique, et les besoins diffèrent selon les personnes. Un régime végétalien, une grossesse, une maladie digestive ou une chirurgie bariatrique peuvent justifier un conseil personnalisé et parfois un complément ciblé.
Un complément peut être pertinent lorsqu’une carence est documentée, qu’un professionnel identifie un risque élevé ou qu’un apport ne peut pas être couvert par l’alimentation. Il ne remplace pas une alimentation habituelle ni la recherche de la cause d’un déficit. Pour revoir les principes généraux des produits multivitaminés, consultez ce guide des vitamines et minéraux.
Comment choisir un complément pour des ongles plus résistants ?
La première étape est de lire la quantité par portion, le nombre de prises quotidiennes et la liste complète des ingrédients. Il faut repérer les apports cumulés avec d’autres produits pour les cheveux, la peau, les performances sportives ou la grossesse. Une formule très longue peut contenir de nombreux ingrédients sous-dosés et rendre les interactions plus difficiles à repérer.
Les gélules et les comprimés permettent souvent de connaître précisément la quantité consommée. Les gummies peuvent être plus faciles à prendre, mais contiennent parfois du sucre, des édulcorants ou des excipients, avec un dosage limité par leur goût et leur texture. Les poudres peuvent convenir à certains usages, mais leur mesure et leur stabilité dépendent du produit. Aucun format n’est automatiquement plus efficace.
Recherchez une composition détaillée, un fabricant identifiable, un numéro de lot et des informations de traçabilité. Des contrôles indépendants ou des tests réalisés par un organisme tiers peuvent apporter un élément de confiance, sans garantir une efficacité clinique. En Europe, vérifiez aussi la conformité de l’étiquetage et des allégations autorisées. Les témoignages et les photos avant-après ne remplacent pas des études comparatives.
Les signaux d’alerte comprennent les promesses de résultat garanti, les mégadoses, l’absence de quantité par ingrédient, les formulations propriétaires opaques et les messages affirmant qu’un seul nutriment explique tous les ongles fragiles. Une formule simple et clairement dosée est généralement plus facile à évaluer qu’un mélange complexe. Les produits pour cheveux et ongles peuvent aussi faire doubler involontairement la biotine, le zinc ou la vitamine B6.
Pour comparer une formule de biotine, un complexe de vitamines et minéraux ou un produit contenant du collagène, examinez d’abord l’objectif et le niveau de preuve. La biotine concerne surtout la fragilité dans des situations sélectionnées, le complexe peut être superflu si l’alimentation est suffisante, et le collagène repose sur des données encore limitées. La qualité de la formule compte davantage que le nombre d’ingrédients.
En combien de temps les compléments pour ongles peuvent-ils agir ?
Le délai dépend de la cause initiale, du cycle de croissance et de la partie de l’ongle déjà formée. Une modification de la casse peut parfois être remarquée après plusieurs semaines, tandis qu’une nouvelle pousse homogène demande souvent plusieurs mois. Les ongles des pieds exigent généralement davantage de temps. Une promesse de résultat visible en quelques jours n’est pas compatible avec la biologie de l’ongle.
Pour suivre l’évolution, prenez éventuellement des photographies à intervalles réguliers, avec le même éclairage, la même longueur et un angle comparable. Notez aussi la fréquence de la casse, les dédoublements et les changements de manucure. Cette méthode est plus informative qu’une impression quotidienne. Si aucun changement n’apparaît après une période raisonnable, il faut réévaluer l’intérêt du produit plutôt que d’augmenter automatiquement la dose.
L’absence d’amélioration peut refléter une cause non nutritionnelle : traumatisme, dermatite, infection, psoriasis, exposition chimique ou maladie générale. Elle peut aussi venir d’un diagnostic initial erroné ou d’un apport déjà suffisant. Une fragilité persistante mérite une évaluation adaptée, surtout si elle touche plusieurs ongles, s’aggrave ou s’accompagne de douleur et de changements de couleur.
Sécurité, effets indésirables et signes nécessitant un avis médical
Les compléments alimentaires ne sont pas évalués avant leur commercialisation exactement comme les médicaments. La surveillance, la qualité des matières premières et la solidité des preuves peuvent varier selon le pays et le fabricant. « Naturel » ne signifie pas sans effet indésirable. La prudence est particulièrement importante en cas de grossesse, d’allaitement, de maladie rénale ou hépatique.
Les fortes doses de biotine peuvent perturber des analyses, celles de zinc peuvent déséquilibrer le cuivre, et un excès de fer peut être nocif en l’absence de besoin. La vitamine B6, lorsqu’elle est consommée en quantité élevée pendant longtemps, peut provoquer des troubles neurologiques. Certains compléments interagissent avec les anticoagulants, les antibiotiques, les traitements thyroïdiens et d’autres médicaments. Demandez conseil avant toute prise régulière.
Des ongles cassants, secs ou dédoublés peuvent résulter d’une exposition à l’eau, de lavages répétés, de solvants, d’un grattage ou d’une manucure agressive. Les stries peuvent être liées au vieillissement, à un traumatisme ou à une inflammation. Les taches blanches sont souvent dues à de petits traumatismes et ne prouvent pas un manque de calcium ou d’une autre vitamine.
Les ongles en cuillère peuvent être associés à une carence en fer, mais l’examen visuel ne suffit pas à poser un diagnostic. Un épaississement, une coloration inhabituelle, une douleur, un décollement, une inflammation autour de l’ongle ou une ligne nouvelle et marquée doivent être évalués. Consultez rapidement si le changement est soudain, s’étend, saigne ou s’accompagne de symptômes généraux.
Pour mieux comprendre les signes possibles de déficits nutritionnels sans les interpréter seul, ce guide sur les vitamines, leurs sources et leur sécurité peut compléter une information médicale. Aucun symptôme unguéal isolé ne permet d’identifier la vitamine manquante. Les analyses et le contexte clinique sont nécessaires lorsqu’une carence est réellement suspectée.
Mesures complémentaires pour renforcer les ongles
Des soins simples peuvent réduire la casse indépendamment de la prise d’un complément. Limitez l’exposition prolongée à l’eau, aux détergents et aux dissolvants, et portez des gants pour les tâches ménagères. Hydratez régulièrement les mains, les cuticules et la plaque unguéale avec un produit adapté, surtout après le lavage.
Évitez de ronger les ongles, de repousser agressivement les cuticules ou d’utiliser les doigts comme outils. Les manucures semi-permanentes, le limage intensif et les retraits répétés peuvent fragiliser la surface et provoquer des traumatismes. En cas de fragilité persistante, protéger l’ongle ne doit pas retarder la recherche d’une cause dermatologique ou générale.
Points essentiels à retenir
- Les compléments sont surtout pertinents lorsqu’un besoin nutritionnel est identifié ou fortement probable.
- La biotine peut aider certaines fragilités, mais les preuves sont limitées chez les personnes sans carence.
- Le fer et le zinc ne doivent pas être pris systématiquement à cause d’ongles cassants.
- La croissance naturelle des ongles impose des délais de plusieurs semaines à plusieurs mois.
- Une alimentation variée fournit généralement les bases nécessaires à la synthèse de la kératine.
- Les fortes doses de biotine peuvent fausser des analyses sanguines, notamment thyroïdiennes et cardiaques.
- Les gummies, gélules et poudres diffèrent surtout par leur composition, leur dosage et leurs excipients.
- Un changement persistant, douloureux ou inhabituel nécessite un avis médical plutôt qu’une multiplication des compléments.
Questions fréquentes sur les compléments pour les ongles
Quels sont les meilleurs compléments pour la croissance des ongles ?
Il n’existe pas de meilleur complément universel. La biotine peut être étudiée en cas d’ongles cassants, tandis que le fer, le zinc ou la vitamine B12 ne sont pertinents que lorsqu’un besoin est identifié. Une alimentation suffisante, des soins protecteurs et la recherche d’une cause éventuelle restent prioritaires.
Quelles vitamines peuvent manquer lorsque les ongles sont fragiles ?
Le fer, le zinc, la biotine, la vitamine B12 et les folates peuvent jouer un rôle dans la santé des tissus, mais des ongles fragiles ne prouvent aucune carence particulière. De nombreux facteurs non nutritionnels sont possibles. Un bilan médical est préférable avant de choisir un produit ciblé.
Qu’est-ce qui aide les ongles à pousser le plus vite ?
Aucun complément ne garantit une accélération importante de la pousse. La croissance dépend surtout de la matrice, de l’âge, de la santé générale et des traumatismes. Couvrir les besoins nutritionnels, éviter les agressions répétées et traiter une cause identifiée peut améliorer la qualité de la nouvelle pousse.
Les compléments pour ongles sont-ils réellement efficaces ?
Ils peuvent être utiles dans certaines situations, notamment lorsqu’un apport est insuffisant, mais les preuves sont limitées chez les personnes bien nourries. Les études sont souvent petites et variables. Une amélioration de la solidité ne signifie pas nécessairement une accélération de la croissance.
La vitamine B12 fait-elle pousser les ongles plus vite ?
La vitamine B12 est nécessaire au renouvellement cellulaire et à la formation normale du sang, mais elle n’accélère pas automatiquement la pousse des ongles. Une supplémentation peut être indiquée en cas de déficit confirmé ou de risque particulier. L’aspect des ongles seul ne permet pas de conclure.
Combien de temps faut-il prendre un complément pour voir un résultat ?
Les délais varient selon la cause et la vitesse de croissance individuelle. Une évolution de la casse peut prendre plusieurs semaines, alors qu’une nouvelle plaque unguéale homogène demande souvent plusieurs mois. Si aucun bénéfice n’est observé, il vaut mieux réévaluer la cause et le produit plutôt que prolonger ou augmenter automatiquement la prise.
La biotine peut-elle être dangereuse ?
La biotine est généralement bien tolérée aux apports nutritionnels, mais les fortes doses peuvent interférer avec certains examens sanguins. Cette interférence peut concerner des analyses thyroïdiennes ou cardiaques. Informez toujours le médecin et le laboratoire de sa consommation avant une prise de sang.
Quelle dose de biotine choisir pour les ongles ?
Les besoins nutritionnels d’un adulte sont faibles, alors que certains produits contiennent des doses très élevées. Il n’est pas établi qu’une quantité importante soit plus efficace en l’absence de carence. Le choix d’un dosage doit tenir compte de l’alimentation, des traitements et des analyses prévues, avec un avis professionnel si nécessaire.
Les compléments alimentaires pour ongles sont-ils réglementés et contrôlés ?
Ils sont soumis à des règles d’étiquetage et de sécurité, mais ne sont pas évalués comme des médicaments avant leur mise en vente. La qualité peut varier selon le fabricant. Privilégiez une composition complète, une traçabilité claire et, lorsque cela existe, un contrôle indépendant des matières premières.
Les gummies sont-ils aussi efficaces que les gélules ?
Le format ne détermine pas à lui seul l’efficacité. Les gummies peuvent contenir davantage de sucre ou d’excipients et leur dosage est parfois plus limité, tandis que les gélules offrent souvent une composition plus concentrée. Comparez les quantités réelles, les ingrédients cumulés et la tolérance plutôt que la forme seule.
Le collagène renforce-t-il réellement les ongles ?
Quelques études suggèrent un possible effet sur la qualité ou la casse, mais les données restent limitées et ne permettent pas de garantir un résultat. Le collagène n’est pas transformé directement en kératine. Il peut être envisagé avec des attentes modestes, sans remplacer une alimentation suffisante ni un bilan en cas de symptômes.
Faut-il prendre du fer lorsque les ongles sont cassants ?
Non, pas sans carence documentée ou recommandation médicale. Les ongles en cuillère peuvent être associés à un manque de fer, mais la fragilité a de nombreuses causes. Un excès de fer peut être nocif et provoquer des effets indésirables. Un bilan permet de décider si une supplémentation est justifiée.
Peut-on associer un complément pour les ongles à un produit pour les cheveux ?
Cette association peut augmenter inutilement les apports en biotine, zinc, vitamine B6 ou autres nutriments. Additionnez les quantités indiquées sur chaque étiquette et vérifiez les interactions avec un professionnel, surtout en cas de traitement. Une formule supplémentaire n’est pas forcément utile si les ingrédients sont déjà présents dans le premier produit.
Quand consulter un médecin pour des ongles anormaux ?
Consultez si le changement persiste, s’aggrave, touche plusieurs ongles ou s’accompagne de douleur, inflammation, décollement, épaississement, coloration marquée ou symptômes généraux. Une consultation est également indiquée en cas de grossesse, maladie chronique ou traitement important. Le professionnel pourra distinguer une cause mécanique, dermatologique, infectieuse ou nutritionnelle.
Conclusion
Les compléments pour la croissance des ongles peuvent avoir une place lorsque l’alimentation ne couvre pas les besoins ou lorsqu’une carence est identifiée. La biotine, le fer, le zinc, les protéines, la vitamine C et le collagène n’ont toutefois ni le même niveau de preuve ni les mêmes risques. Chez une personne correctement nourrie, les mégadoses ne garantissent pas une pousse plus rapide et peuvent compliquer les analyses ou provoquer des effets indésirables.
Une alimentation variée, la protection contre l’eau et les produits irritants, ainsi que des soins doux constituent la base la plus sûre. L’évolution doit être jugée sur plusieurs semaines ou plusieurs mois, en tenant compte de la croissance naturelle de la plaque. Des ongles persistamment anormaux, douloureux ou associés à d’autres symptômes justifient un avis médical, dermatologique ou diététique plutôt qu’une autosupplémentation prolongée.
Termes associés
biotine, vitamine B7, croissance des ongles, ongles cassants, ongles dédoublés, matrice unguéale, plaque unguéale, kératine, collagène, zinc, fer, vitamine B12, folates, vitamine C, protéines, carence nutritionnelle, compléments alimentaires