Compléments alimentaires fertilité : ce qui fonctionne vraiment, posologies et sécurité (2026)

Mis à jour: 10 September 2026Topvitamine
Ce guide passe en revue les compléments de fertilité les mieux étayés scientifiquement pour les femmes et les hommes qui essaient de concevoir, notamment le folate, le CoQ10, la vitamine D, les oméga-3, le myo-inositol, le zinc et le sélénium, avec des dosages fondés sur des données probantes pour chacun d'eux. Il explique quels compléments à base de plantes sont réellement soutenus par la recherche et lesquels relèvent du battage marketing, comment vérifier la qualité des compléments grâce à des tests réalisés par des organismes indépendants, et quand commencer à les prendre pour en tirer un bénéfice maximal. Vous y trouverez également des conseils spécifiques au SOPK (syndrome des ovaires polykystiques), au déclin de la fertilité lié à l'âge et à l'infertilité masculine, ainsi que des signes clairs indiquant qu'il est temps de consulter un spécialiste de la fertilité.
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Les compléments alimentaires pour la fertilité occupent une place croissante dans les projets de conception, mais toutes les promesses ne se valent pas. Cet article fait le point sur les nutriments dont les effets sont les mieux documentés — acide folique, vitamine D, CoQ10, myo-inositol, oméga-3, zinc, sélénium — ainsi que sur les dosages étudiés dans les essais, les précautions à connaître et les situations qui justifient un avis médical. Il aborde aussi la fertilité masculine, souvent oubliée, et explique quand commencer une supplémentation. L'objectif : vous aider à distinguer ce qui repose sur des données solides de ce qui relève du marketing.

Compléments alimentaires fertilité et vitamines prénatales : quelle différence ?

Les compléments dits « fertilité » sont des produits préconceptionnels : ils accompagnent la période qui précède la conception, pas la grossesse elle-même. Leur rôle est de couvrir des besoins en nutriments impliqués dans la maturation des ovocytes, la production des spermatozoïdes et les tout premiers jours de l'embryon. Les vitamines prénatales répondent, elles, aux besoins accrus pendant la grossesse, avec des profils de doses et parfois des ingrédients différents.

En pratique, les deux formules se ressemblent sans être interchangeables : un complément préconceptionnel met souvent l'accent sur le folate, les antioxydants et le myo-inositol, tandis qu'une vitamine prénatale ajuste ses apports aux besoins fœtaux. Une fois la grossesse confirmée, le relais se fait habituellement vers une vitamine prénatale, après accord du professionnel qui suit votre projet. Pour comparer les formules, notre guide des multivitamines détaille les ingrédients, leurs usages et leurs précautions.

À qui s'adressent-ils en priorité ?

Ils concernent d'abord les couples dont l'alimentation est déséquilibrée ou restrictive, les femmes suivant un régime végétalien mal planifié et les personnes présentant une carence documentée, par exemple en vitamine D ou en fer. Certains profils, comme le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), ont fait l'objet d'études plus spécifiques. Dans tous les cas, ces produits ne remplacent pas un bilan médical : identifier un manque réel reste la première étape.

Les compléments pour la fertilité fonctionnent-ils vraiment ? Ce que dit la recherche

Les preuves les plus solides concernent l'acide folique, dont l'apport préconceptionnel réduit le risque d'anomalies du tube neural, et la correction des carences avérées, notamment en vitamine D ou en iode. Pour les autres nutriments, les effets documentés sont plus modestes : plusieurs essais cliniques rapportent une amélioration de certains paramètres spermatiques chez l'homme, et des signaux encourageants mais hétérogènes sur la qualité ovocytaire chez la femme. Un effet biologique ne garantit pas pour autant une grossesse plus rapide.

Deux limites méritent d'être gardées en tête. Beaucoup d'études reposent sur de petits effectifs, des populations particulières ou des associations de plusieurs composés, ce qui rend difficile l'attribution d'un effet à un nutriment isolé. Et les promesses marketing dépassent souvent les données : aucune capsule n'assure une conception, et les taux de réussite dépendent d'abord de l'âge, d'éventuelles causes médicales et du mode de vie.

La règle d'or reste l'alimentation d'abord, la supplémentation ensuite. Une assiette variée couvre la plupart des besoins et apporte des fibres et des composés protecteurs que les capsules ne reproduisent pas. Les compléments alimentaires pour la fertilité ont surtout un intérêt lorsqu'un manque est identifié ou que les besoins augmentent — jamais en remplacement de repas équilibrés.

Fertilité féminine : les meilleurs compléments alimentaires, nutriment par nutriment

Pour la fertilité féminine, quelques nutriments sortent nettement du lot, d'autres restent exploratoires. Les repères de doses ci-dessous correspondent aux apports étudiés dans les essais ou aux références des autorités sanitaires : ils servent de points de comparaison, pas de prescription individuelle. La dose utile dépend de votre alimentation, d'un éventuel bilan sanguin et de vos antécédents.

Acide folique et folate méthylé : le socle indiscutable

C'est le nutriment dont l'utilité préconceptionnelle est la mieux établie. Les autorités sanitaires recommandent 400 µg d'acide folique par jour, à commencer au moins un mois avant l'arrêt de la contraception et à poursuivre pendant le premier trimestre. Le folate participe à la division cellulaire et à la fermeture du tube neural. En cas d'antécédents d'anomalie du tube neural ou de certains traitements, un médecin peut prescrire une dose supérieure. Les formes méthylées (5-MTHF) intéressent les personnes porteuses de variants du gène MTHFR, sans qu'un avantage universel soit démontré.

CoQ10 et qualité des ovocytes

La coenzyme Q10 intervient dans la production d'énergie mitochondriale, un processus central dans le fonctionnement de l'ovocyte. Des travaux préliminaires, dont quelques essais menés en procréation médicalement assistée, ont exploré des apports de 200 à 600 mg par jour, avec des résultats encourageants sur certains marqueurs. Aucune étude n'a toutefois démontré d'augmentation du taux de naissances vivantes : la CoQ10 reste une piste étudiée, non une solution établie.

Vitamine D : le nutriment souvent manquant

Une grande partie de la population française présente des apports insuffisants en vitamine D, surtout d'octobre à avril. Des taux bas ont été associés, dans des études observationnelles, à des délais de conception plus longs et à un risque accru de complications obstétricales, sans que la causalité soit démontrée. Les apports de référence tournent autour de 10 à 15 µg (400 à 600 UI) par jour ; en cas de doute, un dosage sanguin permet de clarifier votre statut. Notre guide sur la vitamine D détaille les sources, les apports et les précautions.

Myo-inositol : bien plus qu'un allié en cas de SOPK

Le myo-inositol est le complément le mieux étudié dans le SOPK : les essais utilisent le plus souvent 2 g matin et soir, parfois associés au D-chiro-inositol et à l'acide folique. Les effets observés concernent surtout la sensibilité à l'insuline et la régularité des cycles. Hors SOPK, les données sont trop limitées pour conclure à un intérêt, même si cette molécule naturellement présente dans l'organisme est bien tolérée aux doses étudiées.

Oméga-3, vitamines B et choline

Les oméga-3 à longue chaîne, notamment le DHA, entrent dans la composition des membranes cellulaires et participent à l'équilibre inflammatoire : les références conseillent environ 250 à 500 mg d'EPA et DHA par jour, dont au moins 200 mg de DHA pour les femmes en âge de procréer. La vitamine B6, la vitamine B12 et la choline interviennent dans le métabolisme de l'homocystéine, un marqueur lié dans certaines études à la qualité ovocytaire. L'apport adéquat en choline, souvent oubliée des formules, est estimé à environ 400 à 425 mg par jour.

Vitamines C et E, minéraux et NAC

Les vitamines C et E contribuent à protéger les cellules du stress oxydatif, un mécanisme impliqué dans le vieillissement ovocytaire ; les apports pertinents restent ceux d'une alimentation riche en fruits, légumes et oléagineux, les mégadoses n'apportant rien de démontré. Le fer, lui, ne devrait être supplémenté qu'en cas de carence confirmée par une prise de sang, un excès pouvant être délétère.

Le zinc (8 à 11 mg par jour selon les références) et le sélénium (55 à 70 µg par jour) participent à la maturation ovocytaire, mais le sélénium devient toxique au-delà des seuils recommandés. La N-acétyl-cystéine (NAC), précurseur du glutathion, fait l'objet de recherches préliminaires, notamment dans le SOPK, avec des doses très variables d'un essai à l'autre et aucune conclusion ferme.

Fertilité masculine : des compléments qui ciblent la qualité du sperme

Un facteur masculin, seul ou partagé, intervient dans environ la moitié des situations d'infertilité du couple. La fertilité masculine est pourtant souvent négligée dans les routines de supplémentation. Or les spermatozoïdes sont particulièrement sensibles au stress oxydatif, ce qui explique que les antioxydants concentrent l'essentiel de la recherche sur les compléments pour la fertilité masculine.

Zinc, sélénium et folate forment le socle de la spermatogenèse : le zinc participe à la production de testostérone et à la maturation des spermatozoïdes, le sélénium à leur mobilité, le folate à la synthèse de l'ADN. Les essais combinant plusieurs antioxydants (vitamines C et E, zinc, sélénium, CoQ10) rapportent une amélioration modérée de certains paramètres spermatiques chez une partie des hommes. L'effet sur les taux de grossesse reste en revanche moins démontré.

La CoQ10 (autour de 200 mg par jour dans les études) et la L-carnitine (1 à 3 g par jour) ont été explorées pour la mobilité des spermatozoïdes, avec des résultats encourageants mais non unanimes. Les oméga-3 sont associés, dans plusieurs travaux, à une meilleure intégrité de l'ADN spermatique. Dernier point, décisif : un spermatozoïde met environ 74 jours à se fabriquer, auxquels s'ajoute le temps de transit. Comptez près de trois mois avant qu'un changement d'habitudes ne se reflète dans un spermogramme.

SOPK, après 35 ans, fausses couches à répétition : adapter les compléments à votre profil

SOPK : myo-inositol, D-chiro-inositol et équilibre de l'insuline

Dans le SOPK, l'insulinorésistance joue un rôle central. Le myo-inositol, souvent associé au D-chiro-inositol dans un rapport 40:1, a montré dans plusieurs essais une amélioration de la sensibilité à l'insuline et de la régularité des cycles, généralement à la dose de 2 g matin et soir. La vitamine D mérite un dosage sanguin, les taux bas étant fréquents dans cette population. L'inositol ne remplace ni l'activité physique ni une prise en charge nutritionnelle globale.

Après 35 ans : CoQ10, mélatonine et la question délicate de la DHEA

Avec l'âge, la fonction mitochondriale des ovocytes décline, ce qui explique l'intérêt des chercheurs pour la CoQ10 et la mélatonine, toutes deux étudiées à petite échelle en assistance médicale à la procréation. Les résultats restent préliminaires, et aucun complément n'augmente le nombre d'ovocytes disponibles. Quant à la DHEA, précurseur hormonal aux données contradictoires, elle ne devrait être envisagée qu'en milieu spécialisé, après bilan et sous supervision médicale.

Fausses couches à répétition, thyroïde et endométriose : les points de vigilance

En cas de fausses couches à répétition, les vitamines B6 et B12 et le folate sont parfois proposés, notamment lorsqu'un taux élevé d'homocystéine est identifié ; la prise en charge relève toutefois d'un bilan spécialisé, pas d'automédication. En cas de trouble thyroïdien, l'iode et le sélénium demandent une approche prudente, un excès pouvant déséquilibrer la situation. Dans l'endométriose, les antioxydants font l'objet de recherches exploratoires sans recommandation établie.

Plantes, extraits et produits à éviter ou à surveiller de près

Gattilier, maca, ashwagandha : ce que les plantes font vraiment

Le gattilier (Vitex agnus-castus) est traditionnellement employé pour les troubles liés au cycle ; quelques essais de qualité limitée suggèrent un effet sur la phase lutéale et les tensions mammaires, mais les données spécifiques à la fertilité restent faibles. La maca est surtout associée, dans les études disponibles, à un possible effet sur le désir sexuel, sans preuve solide sur la qualité des gamètes. L'ashwagandha a donné des signaux préliminaires sur le stress et certains paramètres spermatiques, avec des essais hétérogènes et quelques cas d'atteinte hépatique signalés.

Actée noir, trèfle rouge, onagre et angélique chinoise : la prudence d'abord

Ces extraits manquent d'études cliniques sérieuses dans le domaine, et certains présentent des effets hormonaux mal caractérisés ou des interactions potentielles. Une plante n'est pas anodine parce qu'elle est naturelle : signalez toute prise à votre médecin ou à votre sage-femme, surtout en cas de traitement. Dès qu'une grossesse est confirmée, tous les extraits de plantes doivent être arrêtés, faute de données de sécurité suffisantes.

Vitamine A, L-arginine et pièges des mégadoses

La vitamine A sous forme de rétinol mérite la plus grande vigilance : des apports supérieurs à 3 000 µg (10 000 UI) par jour sont associés à un risque de malformations fœtales. Vérifiez les étiquettes de vos multivitamines et privilégiez les caroténoïdes des fruits et légumes. Attention également aux mégadoses de sélénium, de fer ou de vitamine E, aux interactions possibles entre extraits de plantes et médicaments (anticoagulants, traitements thyroïdiens, antidépresseurs) et aux signalements d'aggravation de lésions herpétiques sous L-arginine. En cas de traitement au long cours, demandez un avis médical avant de commencer.

Choisir un complément de qualité et bien choisir son moment

Les critères qui comptent avant d'acheter

Les compléments alimentaires ne subissent pas l'évaluation des médicaments : la responsabilité de la qualité incombe au fabricant. Trois critères font la différence : des certifications tierces (USP, NSF International) ou des analyses indépendantes publiées ; des formes biodisponibles, comme le folate méthylé, l'ubiquinol pour la CoQ10 ou les tocophérols mixtes pour la vitamine E ; et des doses détaillées ingrédient par ingrédient plutôt que des mélanges propriétaires opaques.

Côté étiquette, quelques signaux d'alerte doivent retenir votre attention : promesses de réussite garantie, listes d'ingrédients interminables, doses cachées derrière des extraits « concentrés » ou allégations santé non autorisées. Pour décrypter une formule complète, notre guide des multivitamines explique comment lire les ingrédients, les doses et les précautions d'emploi.

La fenêtre des 90 jours : quand commencer ?

Un ovocyte met environ trois mois à achever sa maturation, et un spermatozoïde environ 74 jours à être produit. Les changements d'alimentation et de supplémentation ne se traduisent donc que progressivement dans la qualité des gamètes. Concrètement, trois mois avant l'arrêt de la contraception, installez le socle — folate, vitamine D si votre statut le justifie, oméga-3, sommeil, activité physique. Pendant les essais, tenez la régularité plutôt que d'empiler de nouveaux produits.

Exemples de protocoles selon votre objectif et votre budget

Le socle de base du couple est simple : acide folique (400 µg par jour chez la femme), vitamine D selon le bilan sanguin, oméga-3 ou deux portions hebdomadaires de poissons gras, et éventuellement un multivitamines préconceptionnel couvrant le reste. À partir de là, les priorités varient selon le profil :

  • Profil SOPK : myo-inositol (2 g matin et soir, comme dans les essais), folate, vitamine D, oméga-3.
  • Qualité ovocytaire après 35 ans : socle complet, CoQ10 explorée à 200-600 mg par jour dans les études, avis médical pour toute option hormonale.
  • Fertilité masculine : socle commun, zinc, sélénium, oméga-3 et CoQ10, à ajuster après un spermogramme.
  • Budget serré : folate, vitamine D et alimentation de type méditerranéen d'abord ; les autres nutriments se trouvent dans l'assiette.

Assiette avant capsules : alimentation et mode de vie

Aucun complément ne compense une alimentation pauvre. Les folates abondent dans les légumes verts, les légumineuses et les agrumes ; la vitamine D dans les poissons gras et les œufs ; les oméga-3 dans le poisson, les noix et l'huile de colza ; le zinc dans les fruits de mer et les viandes ; le fer dans les lentilles et la viande rouge maigre, mieux absorbé avec de la vitamine C. Une à deux noix du Brésil couvrent largement les besoins quotidiens en sélénium.

L'inspiration méditerranéenne revient régulièrement dans les travaux sur la nutrition préconceptionnelle : légumes, légumineuses, céréales complètes, huile d'olive, poisson, oléagineux, peu d'ultra-transformés et de sucres rapides. Plusieurs études observationnelles associent ce modèle alimentaire à de meilleurs résultats en procréation médicalement assistée, sans que la causalité soit établie. C'est néanmoins l'une des pistes les plus cohérentes et les plus sûres.

Le mode de vie pèse autant que les capsules. Un poids stable dans une fourchette d'IMC raisonnable, un sommeil suffisant, une activité physique régulière mais non excessive et une gestion du stress soutiennent l'équilibre hormonal des deux partenaires. À l'inverse, le tabac et l'alcool comptent parmi les facteurs les mieux documentés de dégradation de la fertilité, et la caféine reste à modérer : l'Anses conseille de ne pas dépasser 200 mg par jour chez la femme enceinte.

Quand la supplémentation ne suffit plus : consulter un spécialiste de la fertilité

Les compléments accompagnent un projet, ils ne traitent pas une cause d'infertilité. Après 12 mois de rapports réguliers sans conception avant 35 ans — ou 6 mois après 35 ans — un bilan s'impose, sans attendre. Certains signaux justifient une consultation plus précoce : cycles absents ou très irréguliers, règles très douloureuses, fausses couches répétées, endométriose connue, chirurgie ou infection génitale antérieure, trouble thyroïdien déséquilibré.

Les examens de première intention apportent des réponses concrètes : dosage de l'AMH et échographie pour la réserve ovarienne, spermogramme chez l'homme — simple, non invasif et souvent très informatif —, ferritine pour le stock de fer, bilan thyroïdien. Ces résultats orientent vers un traitement adapté bien mieux que n'importe quelle combinaison de capsules.

Points clés à retenir

  • L'acide folique (400 µg par jour) reste la supplémentation préconceptionnelle recommandée à toutes les femmes, dès un mois avant l'arrêt de la contraception et durant le premier trimestre.
  • Aucun complément ne garantit une grossesse : les effets observés dans les études sont modestes et dépendent du profil, des carences et du mode de vie.
  • Un facteur masculin intervient dans environ la moitié des cas : zinc, sélénium, folate, oméga-3 et CoQ10 sont les nutriments les plus étudiés pour le sperme.
  • Ovocytes et spermatozoïdes mûrissent en environ 90 jours : les effets d'un changement ne sont visibles qu'après ce délai.
  • SOPK, âge maternel avancé, fausses couches répétées ou trouble thyroïdien appellent des stratégies différentes, à construire avec un professionnel de santé.
  • Évitez la vitamine A à haute dose, les mégadoses et les extraits de plantes pendant la grossesse ; signalez toujours vos compléments à votre médecin.
  • Privilégiez les marques certifiées par un organisme indépendant (USP, NSF) et les formes biodisponibles ; méfiez-vous des promesses marketing.
  • Consultez sans attendre après 12 mois d'essais sans résultat, ou 6 mois après 35 ans : un bilan médical en dit plus que tout supplément.

Questions fréquentes

Quel est le meilleur complément pour tomber enceinte ?

Aucun complément n'a démontré d'augmentation des taux de grossesse chez toutes les femmes. L'acide folique reste le seul apport recommandé à toutes avant la conception, complété selon le profil par de la vitamine D, des oméga-3 ou, en cas de SOPK, du myo-inositol. Le choix pertinent dépend de votre bilan et de vos habitudes alimentaires.

Quelles vitamines prendre quand on veut concevoir ?

Les autorités sanitaires recommandent 400 µg d'acide folique par jour, à commencer au moins un mois avant l'arrêt de la contraception et à poursuivre au premier trimestre. La vitamine D est utile en cas de taux bas confirmés par un bilan, et les oméga-3 complètent utilement l'ensemble. Les autres nutriments s'ajustent selon vos apports alimentaires et un éventuel avis médical.

Quels compléments améliorent la fertilité masculine et la qualité du sperme ?

Les mieux étudiés sont les antioxydants : zinc, sélénium, folate, vitamines C et E, CoQ10, L-carnitine et oméga-3, associés dans plusieurs essais à une amélioration modérée de certains paramètres spermatiques. L'effet sur les taux de grossesse reste moins démontré. Un spermogramme demeure l'outil de référence pour objectiver les résultats après environ trois mois.

Quand commencer à prendre des compléments pour la fertilité ?

L'idéal est de s'y mettre environ trois mois avant l'arrêt de la contraception, le temps que les ovocytes et les spermatozoïdes terminent leur maturation. Le folate, lui, doit démarrer au moins un mois avant, car ses effets protecteurs interviennent très tôt dans le développement de l'embryon.

Combien de temps avant que les compléments fassent effet ?

Comptez environ 90 jours : c'est la durée de maturation d'un ovocyte comme du cycle de production des spermatozoïdes. Certains marqueurs, comme le taux de vitamine D, se corrigent plus vite, mais l'effet sur la qualité des gamètes s'apprécie sur plusieurs mois, pas en quelques semaines.

Peut-on associer compléments fertilité et vitamines prénatales ?

Oui, mais avec prudence : l'addition des deux peut faire dépasser les doses maximales de certaines vitamines, de l'iode ou du sélénium. Dans la plupart des cas, une formule bien choisie suffit. Comparez les étiquettes ingrédient par ingrédient et demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien.

Quels compléments après 35 ou 40 ans ?

Le socle reste le même : acide folique, vitamine D et oméga-3, avec éventuellement un multivitamines préconceptionnel. La CoQ10 et la mélatonine ont été explorées pour la qualité ovocytaire, avec des résultats préliminaires. La DHEA ne doit être envisagée qu'en milieu spécialisé, et aucun complément n'augmente la réserve ovarienne.

Les compléments sont-ils efficaces en cas de SOPK ?

Le myo-inositol est le mieux documenté : plusieurs essais rapportent une meilleure sensibilité à l'insuline et des cycles plus réguliers chez certaines femmes. La vitamine D et le folate complètent utilement le tableau. Le SOPK reste toutefois une affection qui mérite un suivi médical global, au-delà des compléments.

Peut-on poursuivre les compléments une fois la grossesse confirmée ?

Le folate et la vitamine D se poursuivent généralement, en passant sur une vitamine prénatale adaptée. Les extraits de plantes, comme le gattilier, la maca ou l'ashwagandha, doivent en revanche être arrêtés, faute de données de sécurité suffisantes. Vérifiez aussi que l'apport de vitamine A reste sous les limites fixées.

Les compléments fertilité présentent-ils des risques ou des interactions ?

Oui, certains existent : la vitamine A à forte dose est déconseillée avant et pendant la grossesse, les excès de sélénium ou de fer sont toxiques, et certains extraits de plantes interagissent avec les anticoagulants ou les traitements thyroïdiens. Signalez toujours vos compléments à votre professionnel de santé, surtout en cas de traitement au long cours.

Comment reconnaître une marque de compléments fertilité de confiance ?

Cherchez des certifications tierces (USP, NSF International) ou des analyses indépendantes publiées, des doses détaillées pour chaque ingrédient et des formes biodisponibles. Méfiez-vous des promesses de réussite garantie, des mélanges propriétaires opaques et des formules survitaminées. Une étiquette sobre et transparente vaut mieux qu'une allégation spectaculaire.

Faut-il changer son alimentation pour améliorer sa fertilité naturellement ?

L'alimentation reste la base : un modèle inspiré du régime méditerranéen — légumes, légumineuses, poisson gras, huile d'olive, oléagineux — est associé dans plusieurs travaux à de meilleurs profils de fertilité. Les compléments ajustent des apports précis ; ils ne remplacent ni des repas variés ni un mode de vie équilibré.

Conclusion

Les compléments pour la fertilité ne sont ni des miracles ni des placebos : ce sont des outils d'appoint, utiles pour couvrir des besoins précis — folate avant tout, vitamine D, oméga-3 — et quelques nutriments ciblés selon votre profil et celui de votre partenaire. Leur intérêt dépend de votre alimentation, d'éventuelles carences et de la régularité de la prise, sur la durée complète de maturation des gamètes.

Chaque couple est différent : un protocole pertinent en cas de SOPK n'a pas le même sens à 40 ans avec une réserve ovarienne faible. Les compléments ne remplacent pas une alimentation variée et équilibrée ni un suivi médical, et ils ne traitent aucune cause d'infertilité. En cas de doute, d'antécédents ou de délais d'essais qui s'allongent, parlez-en à votre médecin ou à un spécialiste de la fertilité : un bilan en dira plus que n'importe quelle capsule.

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