L’huile d’onagre, connue en anglais sous le nom d’evening primrose oil, est un complément extrait des graines d’Oenothera biennis. Après ingestion, ses acides gras sont digérés, absorbés et intégrés à différentes voies métaboliques, sans provoquer nécessairement un effet perceptible immédiat. Cet article explique ce qui peut se passer dans l’organisme, le rôle de l’acide gamma-linolénique (GLA), les effets étudiés sur les hormones, la peau, l’inflammation et la digestion, ainsi que les délais réalistes, les précautions et les interactions à connaître en 2026.
Ce qu’il faut retenir sur l’huile d’onagre
L’huile d’onagre ne fonctionne pas comme un médicament à effet rapide et son impact n’est pas identique chez tout le monde. Les symptômes ciblés, la composition du produit, la dose de GLA, la durée d’utilisation, l’alimentation, les traitements et les caractéristiques individuelles peuvent influencer l’expérience. Une absence d’amélioration ne signifie pas forcément que le produit est mal utilisé, tout comme une amélioration ne prouve pas qu’il en est la seule cause.
Son principal composé étudié est le GLA
L’huile d’onagre contient surtout de l’acide linoléique et une quantité plus faible d’acide gamma-linolénique, ou GLA. Le GLA est un acide gras oméga-6 que l’organisme peut transformer en dihomo-gamma-linolénique, appelé DGLA. Cette voie participe à la production de certains médiateurs lipidiques, notamment des prostaglandines, qui interviennent dans l’inflammation, la douleur et la régulation de plusieurs fonctions.
Ce mécanisme biologique rend l’huile d’onagre intéressante pour la recherche, mais il ne garantit pas un résultat clinique. Les bénéfices potentiels concernent surtout certains symptômes, comme la douleur mammaire cyclique ou quelques manifestations cutanées, avec un niveau de preuve variable. Les études sur le syndrome prémenstruel, la ménopause, l’eczéma, les douleurs articulaires ou la neuropathie restent inconstantes.
La sécurité compte autant que les bénéfices possibles
Les effets indésirables sont généralement digestifs, mais des précautions sont nécessaires en cas de traitement anticoagulant ou antiagrégant, d’antécédents de convulsions, de grossesse, d’intervention chirurgicale ou de maladie particulière. Un complément naturel peut modifier la tolérance digestive, la coagulation ou l’effet d’un traitement. Il est donc utile de demander conseil à un médecin ou à un pharmacien avant de commencer.
Qu’est-ce que l’huile d’onagre ?
Une huile extraite des graines d’Oenothera biennis
L’onagre est une plante dont les graines sont pressées pour obtenir une huile végétale. Les capsules contiennent habituellement une quantité déterminée d’huile, mais cette quantité ne correspond pas à la quantité de GLA. Par exemple, une capsule de 1 000 mg d’huile peut ne fournir qu’une fraction de cette masse sous forme de GLA. L’étiquette doit donc être lue avec attention.
Le produit peut être proposé en capsules, en flacons ou dans des formules associant plusieurs huiles. La stabilité des acides gras dépend de l’extraction, du stockage, de l’exposition à la chaleur et de l’oxydation. Un emballage opaque, une date de péremption claire et des instructions de conservation précises sont des éléments pratiques à vérifier.
Acide linoléique, GLA et autres profils d’acides gras
L’acide linoléique est un acide gras oméga-6 largement présent dans l’alimentation. Le GLA est plus rare dans les aliments courants et se trouve notamment dans certaines huiles végétales. La conversion de l’acide linoléique en GLA dépend d’enzymes et de facteurs métaboliques individuels. Elle n’est donc pas identique chez toutes les personnes, mais cela ne permet pas à lui seul de conclure à une insuffisance.
L’huile de bourrache est souvent plus concentrée en GLA que l’huile d’onagre, tandis que l’huile de cassis présente un profil différent, avec du GLA et d’autres acides gras comme l’acide stéaridonique. Une concentration supérieure ne signifie pas automatiquement une efficacité supérieure. Elle peut aussi augmenter la quantité totale consommée et rendre les précautions plus importantes.
Comment évaluer la qualité d’un complément
Un produit correctement étiqueté indique la quantité totale d’huile et la quantité réelle de GLA par dose. Il est préférable de rechercher une traçabilité de la matière première, des informations sur la stabilité et, lorsque cela est disponible, des contrôles par un laboratoire indépendant. Les certifications ne garantissent pas une efficacité médicale, mais elles peuvent apporter des informations supplémentaires sur l’identité, la pureté ou la conformité du produit.
Une formule combinant onagre, bourrache, huile de cassis ou vitamines peut compliquer l’interprétation des effets et des interactions. Pour suivre raisonnablement la tolérance, il est généralement plus simple d’éviter de commencer plusieurs compléments en même temps. Les informations générales sur le choix et la sécurité des compléments peuvent être rapprochées de ce guide des compléments nutritionnels, sans remplacer un avis personnalisé.
Comment le GLA agit-il dans l’organisme ?
Le parcours du GLA après l’ingestion
Après la prise, l’huile est mélangée aux sécrétions digestives et aux sels biliaires, puis les acides gras sont absorbés principalement dans l’intestin grêle. Ils circulent sous différentes formes et peuvent être utilisés comme source d’énergie, stockés dans les membranes cellulaires ou transformés en molécules de signalisation. La quantité réellement absorbée dépend notamment du repas, de la digestion et de la composition du produit.
Le GLA peut être transformé en DGLA, lui-même impliqué dans la synthèse de certains médiateurs appelés eicosanoïdes. Ces molécules participent à des phénomènes complexes qui influencent les vaisseaux sanguins, les cellules immunitaires, la douleur et les tissus. Elles ne fonctionnent toutefois pas comme un simple bouton « anti-inflammatoire » activé par une capsule.
Pourquoi le mécanisme ne suffit pas à conclure
La conversion du GLA dépend du métabolisme de chaque personne et de la disponibilité d’autres acides gras. Des voies concurrentes peuvent orienter les précurseurs vers différentes molécules. L’alimentation, l’état de santé, le tabagisme, certains médicaments et les processus inflammatoires peuvent également modifier ces équilibres, sans qu’il soit possible de les déduire d’un symptôme isolé.
Un mécanisme plausible explique pourquoi un effet est biologiquement envisageable, mais il ne prouve ni son importance ni sa pertinence pour une maladie donnée. Seuls des essais cliniques correctement menés peuvent estimer l’effet réel sur un symptôme. Or, pour l’huile d’onagre, les résultats varient selon les indications, les formulations, les doses et la qualité des études.
Ce qui peut changer au niveau hormonal et gynécologique
Syndrome prémenstruel et douleur mammaire
L’huile d’onagre est souvent utilisée pour le syndrome prémenstruel, notamment en cas de seins sensibles, de crampes, d’irritabilité ou de sensation de rétention d’eau. Les recherches sur l’huile d’onagre pour le SPM ne montrent pas un bénéfice constant pour l’ensemble de ces symptômes. La mastalgie cyclique, c’est-à-dire la douleur mammaire liée au cycle, a également été étudiée avec des résultats partagés.
Une variation naturelle d’un cycle à l’autre peut donner l’impression qu’un complément agit, surtout lorsque la prise commence au même moment qu’un changement de rythme de vie, de sommeil ou d’alimentation. Pour observer plus objectivement une évolution, il peut être utile de noter pendant plusieurs cycles l’intensité, la durée et le moment des symptômes. Ce suivi ne remplace pas un diagnostic.
Ménopause et œstrogènes
Les données sur l’huile d’onagre et les bouffées de chaleur de la ménopause sont limitées et inconstantes. Une amélioration rapportée ne suffit pas à conclure que le complément modifie les hormones sexuelles. L’huile d’onagre n’est pas un œstrogène et il n’existe pas de base solide permettant d’affirmer qu’elle augmente directement le taux d’œstrogènes.
Les symptômes gynécologiques sont influencés par de nombreux facteurs : variations hormonales, sommeil, stress, âge, médicaments, grossesse, contraception et affections du sein ou de l’utérus. Une douleur mammaire persistante, une masse, un écoulement inhabituel, un saignement entre les règles ou après la ménopause, ou une douleur pelvienne intense justifient un avis médical plutôt qu’une simple automédication.
Effets possibles sur la peau, les yeux et les muqueuses
Barrière cutanée, sécheresse et eczéma
Les acides gras participent à la structure des membranes et de la barrière cutanée. En théorie, une modification de certains lipides pourrait influencer la perte d’eau de la peau ou la sensibilité à l’irritation. Cela explique l’intérêt porté à l’huile d’onagre pour la peau sèche et l’eczéma, mais les essais cliniques n’ont pas établi un bénéfice régulier permettant de la considérer comme un traitement de référence.
Dans l’eczéma, l’efficacité observée varie selon le type de maladie, la gravité, les soins utilisés et les caractéristiques de la personne. Les émollients, l’évitement des irritants identifiés et les traitements prescrits restent essentiels. Une ressource consacrée à la vitamine D et à ses sources peut aider à replacer les compléments dans une approche nutritionnelle plus large, sans attribuer toute manifestation cutanée à une seule substance.
Acné, yeux secs et muqueuses
L’acné comporte des facteurs hormonaux, inflammatoires, microbiens et liés à la production de sébum. Les données sont insuffisantes pour faire de l’huile d’onagre un traitement de l’acné. De même, quelques études ont exploré la sécheresse oculaire ou d’autres muqueuses, mais les résultats ne permettent pas de recommander systématiquement ce complément.
Une peau sèche peut être liée au climat, aux lavages répétés, aux cosmétiques, à l’eczéma, à certains médicaments ou à une affection générale. Une irritation oculaire persistante, une baisse de vision, une douleur ou une rougeur importante nécessite une évaluation. L’aspect de la peau ou des muqueuses ne permet pas, à lui seul, d’identifier la cause du symptôme.
Inflammation, articulations et système nerveux
Le rôle potentiel du GLA dans certaines voies des prostaglandines a conduit à étudier l’huile d’onagre dans la polyarthrite rhumatoïde. Quelques travaux suggèrent une réduction possible de la douleur ou de la raideur, souvent après plusieurs semaines et avec des protocoles variables. Les preuves restent toutefois limitées et ne justifient pas de remplacer un traitement antirhumatismal prescrit.
La même prudence s’applique aux douleurs articulaires non spécifiques et à la neuropathie diabétique. Des études anciennes ou de petite taille ont rapporté des résultats intéressants, mais l’effet clinique n’est pas suffisamment établi. Une douleur, une faiblesse, des engourdissements progressifs ou des troubles de l’équilibre peuvent avoir des causes qui exigent un examen et des soins adaptés.
Un complément ne doit pas retarder le diagnostic d’une inflammation persistante, d’une infection, d’une maladie auto-immune, d’un problème neurologique ou d’une complication du diabète. Une articulation chaude et très gonflée, une fièvre, une perte de force soudaine ou une douleur neurologique nouvelle doivent conduire à consulter rapidement. Le terme « anti-inflammatoire » décrit parfois un mécanisme théorique, pas nécessairement un résultat mesurable chez l’être humain.
Cœur, tension artérielle et coagulation
L’huile d’onagre n’a pas démontré de manière fiable qu’elle réduit le cholestérol ou protège contre les maladies cardiovasculaires. Les effets éventuels sur la pression artérielle sont également incertains. Elle ne remplace ni une alimentation variée, ni l’activité physique, ni un médicament antihypertenseur ou hypolipémiant lorsque celui-ci est indiqué.
La question la plus importante concerne parfois la coagulation. Une interaction avec les anticoagulants et les antiagrégants plaquettaires est possible, même si l’ampleur exacte du risque n’est pas bien définie. Les personnes prenant de la warfarine, de l’aspirine, du clopidogrel ou un traitement apparenté devraient demander un avis professionnel avant toute supplémentation.
Des ecchymoses inhabituelles, des saignements de nez répétés, des selles noires, du sang dans les urines, des vomissements sanglants ou un mal de tête brutal nécessitent une prise en charge rapide. Il ne faut pas attendre pour voir si l’arrêt du complément suffit. Le risque cardiovasculaire doit être évalué selon l’ensemble du dossier médical, et non selon un seul complément.
Digestion, poids et métabolisme
Effets digestifs possibles
Les effets indésirables les plus souvent rapportés sont des nausées, des douleurs ou crampes abdominales, des selles molles, des ballonnements et une sensation de digestion difficile. Ils sont généralement liés à la quantité consommée ou à la sensibilité individuelle. Prendre les capsules pendant un repas peut parfois améliorer la tolérance, sans éliminer complètement ces réactions.
Une réaction digestive persistante, intense ou accompagnée de vomissements répétés, de déshydratation ou d’une perte de poids involontaire doit être évaluée. Les symptômes digestifs peuvent aussi provenir d’une infection, d’une intolérance, d’un trouble fonctionnel, d’un médicament ou d’une maladie digestive. Il serait imprudent de les attribuer automatiquement à l’huile d’onagre.
Poids et métabolisme
L’huile d’onagre ne semble pas provoquer systématiquement une prise de poids. Comme toutes les huiles, elle apporte de l’énergie, mais la quantité contenue dans un complément doit être interprétée dans l’ensemble de l’alimentation. Une variation rapide du poids peut plutôt correspondre à l’hydratation, au cycle menstruel, au transit, au sel consommé ou à une rétention d’eau.
Les données sur le GLA et le métabolisme restent insuffisantes pour conclure à un effet favorable ou défavorable constant sur la composition corporelle. Une augmentation durable du poids, un gonflement des jambes, un essoufflement, une fatigue marquée ou une modification de l’appétit méritent une discussion médicale. La supplémentation ne constitue pas une méthode établie de perte de poids.
Quand les effets peuvent-ils apparaître ?
Dans les premières heures, il est plausible de ressentir surtout la tolérance digestive du produit, et non un changement hormonal ou anti-inflammatoire mesurable. Une nausée, un reflux ou des selles molles peuvent apparaître rapidement chez certaines personnes. En revanche, l’absence d’effet immédiat ne permet pas de conclure que l’huile est inefficace.
Après quelques jours ou semaines, la tolérance peut se stabiliser. Les études évaluent souvent l’huile d’onagre sur une période de huit à douze semaines, car les modifications recherchées concernent des symptômes cycliques ou des processus qui évoluent lentement. Ce délai n’est pas une garantie d’efficacité et ne doit pas conduire à poursuivre un produit mal toléré.
Pour reconnaître un éventuel bénéfice, il est préférable de définir à l’avance le symptôme observé, son intensité et la période d’évaluation. Un journal simple peut comparer plusieurs cycles menstruels ou plusieurs semaines, tout en notant les changements de traitement, de sommeil, d’alimentation et de stress. Une amélioration isolée ou très rapide peut avoir une autre explication.
En l’absence d’amélioration, en cas d’aggravation ou de symptôme nouveau, la situation doit être réévaluée. Augmenter la dose sans avis ne corrige pas nécessairement le problème et peut accroître les effets indésirables. Une consultation est particulièrement importante lorsque le symptôme est persistant, inexpliqué, sévère ou associé à un signe d’alerte.
Posologie et moment de prise
Les étiquettes proposent souvent des capsules de 1 000 mg d’huile, mais cette mention ne renseigne pas directement sur la quantité de GLA. Deux produits affichant la même masse d’huile peuvent donc fournir des quantités différentes de GLA. Il faut suivre la dose indiquée pour le produit concerné et ne pas comparer uniquement le nombre de milligrammes d’huile.
La dose peut être répartie au cours de la journée, surtout si une prise unique provoque une gêne digestive. Il n’existe pas de preuve solide établissant que le matin est supérieur au soir, ou inversement. La régularité et la prise avec un repas sont généralement plus pertinentes que l’heure précise, sous réserve des instructions de l’étiquette et des conseils du professionnel de santé.
La posologie dépend de la formulation, de l’objectif étudié, de l’âge, des traitements et de l’état de santé. Il ne faut pas dépasser les indications de l’étiquette ni cumuler plusieurs sources de GLA sans vérifier la quantité totale. Une dose plus forte n’est pas nécessairement plus efficace et peut compliquer l’évaluation de la tolérance.
Effets indésirables, précautions et interactions
Les personnes enceintes, qui allaitent ou qui envisagent une grossesse devraient demander un avis médical avant d’utiliser l’huile d’onagre. Les données de sécurité dans ces situations sont insuffisantes pour recommander une prise autonome. Une intervention chirurgicale prévue doit également être signalée, car un professionnel peut conseiller d’interrompre certains compléments avant l’opération.
La prudence est particulièrement importante en cas d’épilepsie ou d’antécédents de convulsions, ainsi qu’avec des médicaments susceptibles d’abaisser le seuil épileptogène. Une maladie hépatique, un trouble de la coagulation, des saignements inexpliqués ou un traitement complexe justifient également une vérification préalable. Le risque dépend du contexte médical complet, pas seulement du nom du complément.
Les interactions possibles concernent notamment la warfarine, l’aspirine, le clopidogrel et d’autres médicaments qui influencent la coagulation. Une association avec un traitement contre l’hypertension appelle une surveillance de la tension, même si les données sont limitées. Certaines sources mentionnent aussi une interaction potentielle avec le lopinavir ; toute association inhabituelle doit être vérifiée auprès d’un pharmacien.
Les données sur l’association avec les antidépresseurs, notamment les ISRS, sont limitées. Une prudence supplémentaire est raisonnable chez les personnes présentant déjà un risque de saignement ou prenant plusieurs médicaments. Il faut présenter au médecin ou au pharmacien la liste complète des traitements, des antalgiques, des plantes, des vitamines et des compléments utilisés.
Associer l’huile d’onagre à l’huile de bourrache, à l’huile de cassis ou à un autre produit riche en GLA peut augmenter la quantité totale d’acides gras consommée sans bénéfice démontré. L’absence d’ordonnance ne signifie pas l’absence d’interaction. La prudence s’applique aussi aux produits achetés en ligne, dont la composition réelle peut différer selon les fabricants.
Comparer l’huile d’onagre aux autres sources de GLA
L’huile de bourrache est souvent plus concentrée en GLA que l’huile d’onagre, mais elle demande une attention particulière à la qualité et à la présence éventuelle de composés indésirables selon le procédé de fabrication. L’huile de cassis a un profil lipidique distinct et a été étudiée pour certains symptômes inflammatoires ou articulaires. Ces différences ne permettent pas de désigner une huile comme universellement meilleure.
Les acides gras oméga-6 alimentaires et la supplémentation sont deux sujets différents. Les huiles, graines, noix et autres aliments apportent des lipides dans une matrice nutritionnelle globale, tandis qu’une capsule fournit une quantité concentrée. Une alimentation variée, une activité physique adaptée, un sommeil suffisant et une hydratation correcte restent les bases les plus sûres d’une approche nutritionnelle.
Pour choisir un produit, il faut vérifier la quantité de GLA, la traçabilité, la date de péremption, les conditions de conservation et l’existence de tests indépendants. La concentration ne prédit pas à elle seule l’efficacité. En cas de symptômes, le choix d’une huile ne doit pas remplacer la recherche d’une cause alimentaire, médicamenteuse ou médicale.
Questions fréquentes sur l’huile d’onagre
Que se passe-t-il dans le corps après avoir pris de l’huile d’onagre ?
Les lipides sont digérés puis absorbés, et le GLA peut être transformé en DGLA, un précurseur de certains médiateurs comme les prostaglandines. Une partie des acides gras est aussi utilisée comme énergie ou intégrée aux membranes cellulaires. Ce parcours biologique ne garantit pas un effet perceptible ni immédiat.
Que fait l’huile d’onagre pour l’organisme d’une femme ?
Elle est surtout étudiée pour certains symptômes liés au cycle, comme la douleur mammaire, et pour quelques manifestations de la ménopause. Les résultats sont variables et ne démontrent pas un rééquilibrage hormonal général. Elle n’augmente pas automatiquement les œstrogènes et ne remplace pas une évaluation gynécologique.
Que faut-il éviter avec l’huile d’onagre ?
Il faut éviter l’automédication en cas de grossesse, d’épilepsie, de trouble de la coagulation, de chirurgie prévue ou de traitement complexe. Une association avec des anticoagulants, des antiagrégants ou plusieurs sources de GLA doit être vérifiée. Le dépassement de la dose indiquée sur l’étiquette est également déconseillé.
L’huile d’onagre provoque-t-elle une prise de poids ?
Une prise de poids systématique n’est pas établie. Le complément apporte une petite quantité d’énergie, tandis qu’une variation rapide peut refléter le cycle menstruel, le transit ou la rétention d’eau. Une prise de poids durable ou accompagnée d’œdèmes, d’essoufflement ou de fatigue nécessite un avis médical.
L’huile d’onagre augmente-t-elle les œstrogènes ?
Les données disponibles ne montrent pas que l’huile d’onagre augmente directement les œstrogènes. Le GLA intervient dans le métabolisme des acides gras, pas comme une hormone œstrogénique. Une amélioration d’un symptôme ne prouve donc pas une modification hormonale et ne doit pas remplacer un bilan lorsqu’il est indiqué.
Faut-il prendre l’huile d’onagre le matin ou le soir ?
Aucune preuve solide ne montre que le matin soit meilleur que le soir. La prendre avec un repas et respecter régulièrement l’étiquette peut favoriser la tolérance. En cas de traitement ou de problème de santé, l’horaire et la compatibilité doivent être confirmés par un professionnel.
Combien de temps faut-il pour que l’huile d’onagre agisse ?
Un effet éventuel n’est généralement pas attendu dans les premières heures. Les études évaluent souvent la supplémentation après huit à douze semaines, mais ce délai ne garantit pas un bénéfice. Si les symptômes s’aggravent ou restent inexpliqués, il faut réévaluer la situation plutôt que prolonger ou augmenter la prise.
Quels signes indiquent que l’huile d’onagre fonctionne ?
Il n’existe pas de signe biologique simple permettant de confirmer son efficacité à domicile. Une diminution reproductible d’un symptôme ciblé sur plusieurs semaines peut être pertinente, mais elle peut aussi coïncider avec des changements de cycle, de sommeil ou de traitement. Un journal des symptômes aide à limiter les interprétations trop rapides.
Qui ne devrait pas prendre d’huile d’onagre ?
Les personnes enceintes, sujettes aux convulsions, présentant un trouble de la coagulation, une maladie hépatique ou une chirurgie programmée doivent demander un avis avant la prise. La même prudence concerne les personnes sous anticoagulants ou avec une polymédication. La décision dépend du dossier individuel et de la composition exacte du produit.
Peut-on prendre de l’huile d’onagre pendant la grossesse ?
La sécurité pendant la grossesse n’est pas suffisamment établie pour conseiller une prise sans supervision. Il est préférable de ne pas commencer ce complément pendant la grossesse ou en cas de projet de grossesse sans en parler à un professionnel. L’allaitement mérite également une vérification personnalisée.
Points essentiels à retenir
- Le GLA est le principal composé étudié de l’huile d’onagre, mais son mécanisme ne garantit pas un bénéfice clinique.
- Les effets potentiels varient selon le symptôme, la formulation, la durée et le profil de chaque personne.
- L’huile d’onagre n’augmente pas automatiquement les œstrogènes et n’est pas une méthode établie de perte de poids.
- Les troubles digestifs sont les effets indésirables les plus courants.
- Les traitements anticoagulants, antiagrégants et certains traitements neurologiques nécessitent une vérification préalable.
- La grossesse, l’épilepsie et une chirurgie programmée sont des situations où un avis médical est particulièrement important.
- Une douleur persistante, un saignement inhabituel ou un symptôme sévère ne doit pas être attribué automatiquement au complément.
- La qualité du produit et la quantité réelle de GLA comptent davantage que le seul nombre de capsules.
Conclusion : ce que l’on peut raisonnablement attendre de l’huile d’onagre
Après ingestion, l’huile d’onagre fournit des acides gras dont le GLA peut participer à des voies métaboliques liées aux prostaglandines. Cette influence est biologiquement plausible, mais elle ne signifie pas que le complément agit comme un anti-inflammatoire, un régulateur hormonal ou un traitement universel. Les données sont plus intéressantes pour certains symptômes précis que pour une amélioration générale de la santé, et restent variables selon les études.
Une supplémentation peut éventuellement être examinée dans une démarche globale qui inclut une alimentation diversifiée, un sommeil suffisant, une activité adaptée et le suivi des symptômes, sans remplacer les habitudes alimentaires ni les soins prescrits. Vérifier la dose de GLA, les interactions et la qualité du produit avec un professionnel est particulièrement important. Contenu informatif, non personnalisé, relu par un professionnel de santé et mis à jour en 2026.
Termes associés
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